vendredi 27 novembre 2015

[Critique] Sid Meier's Pirates ! ♥♥♥

 Sid Meier's Pirates ! (1987)

Résumé :
Dans la peau d'un capitaine pirate, faites fortune en faisant tout pour mériter votre place de pirate le plus craint et admiré de tous les temps !

♥♥♥

Malgré la diversité des aventures, le jeu peut très vite devenir redondant.
Pour ma part, ce n'est pas un défaut, cela correspond à mon état d'esprit du soir : je veux un jeu sympathique sur lequel je ne prends pas la tête, dans lequel je n'ai pas à voyager à l'autre bout de la galaxie/de Bordeciel... (même si faire Est-Ouest dans les Caraïbes aller-retour prend un sacré bout de temps ! (Surtout si le vent ne suit pas...))
En dehors de l'aspect tirer sur des bateaux-aller aux bals-se battre en duel, le jeu propose une gestion intéressante (même si j'ai pas encore saisi toutes les subtilités) de l'équipage comme du personnage (livrer un duel à 20 ans en excellente santé vous donnera plus de chance qu'à 50 ans...)
Et puis, c'est toujours sympathique de croiser les grands noms de la piraterie !

[Evénement : 13 & 20 décembre] Venez découvrir un jeu à la bibliothèque !

Deux dimanches par mois, venez découvrir les jeux favoris des bibliothécaires, ou découvrez ensemble de nouveaux jeux !


Dimanche 22, nous avons joué à Angry Birds StarWars, et les manettes n'ont pas refroidi de l'après-midi ! Une dizaine de joueurs sont venus découvrir le jeu en même temps que nous (maintenant, Princesse Leïa n'a plus de secrets) et nous espérons bien remettre ça le 13 et le 20 décembre ! Sur quels jeux ? C'est la surprise, à découvrir sur place en décembre !

[Critique] La Mère des ondes et des crues - Thimothée Rey - ♥♥♥♥♥

La Mère des ondes et des crues, Thimothée Rey, aux Moutons électriques (2015)

Résumé : 
Au retour du Jamboree annuel des clans, le chamane N’a-Qu’un-Œil et son apprenti Queue-d’Aurochs ont fait halte au bivouac d’été d’un clan ami. C’est là qu’une nuit d’orage, Queue-d’Aurochs assassine sans motif apparent un de leurs hôtes, sous les yeux de vingt personnes. Pour tous, sa culpabilité ne fait aucun doute. Sauf pour N’a-Qu’un-Œil, qui subodore d’emblée une machination. Mais cela, il va encore falloir le prouver... d’autant que, très vite, d’autres meurtres sont imputés au jeune homme. N’a-Qu’un-Œil n’a que deux jours pour disculper son disciple, tandis que plane l’ombre de la déesse tutélaire du clan, la Mère des ondes et des crues.

 ♥ (5/5 rien de moins !)

Malgré quelques petits défauts, j’ai beaucoup aimé ce deuxième tome des enquêtes du chaman détective, et j’espère qu’un troisième suivra bientôt.
 Ici, Collembole est impliqué personnellement dans l’enquête puisque son disciple est accusé de meurtre – et toutes les preuves sont contre lui. On apprend à mieux connaître Farouch par quelques extraits de son passé, et par là, on découvre d’autres aspects de Collembole. L’écriture est toujours aussi fluide, enlevée, avec ses jeux de mots, ses inventions abracadabrantesques, un soin particulier aux détails de la vie quotidienne, bref tous les ingrédients qui m’ont fait aimer le tome un. Je note deux petits regrets. Le premier sur la forme, où l’on glisse sans arrêt d’une troisième personne (il) à la première. C’est déséquilibré, pas tranché dans la forme, ça sonne parfois maladroit, les premières fois m’ont désorientée, mais bon, j’ai fait avec et l’on s’y habitue. Mais j’en viens à me demander pourquoi ce n’est pas tout simplement écrit à la première personne. Le deuxième m’a tiré une moue sur une bonne partie de la fin du livre, et même si j’en comprends l’intérêt, j’ai trouvé le procédé artificiel : comme avec ce brave Holmes, l’enquêteur cache sciemment des choses non seulement aux gens qui l’entourent, mais aussi au lecteur. Une facilité pour maintenir le suspense et renforcer l’éclat des révélations (en plus, Collembole aime bien ce moment, ça peut se justifier), et ça marche, mais le principe n’est pas dans mes préférés. Reste que malgré ces deux défauts, la lecture a été un grand plaisir et les dernières pages m’ont tenue en haleine (en plus de la moue)(ouais, c’était pas beau à voir). Bref, si vous aimez Sherlock Holmes, si vous voulez un récit qui soit pas-vraiment-de-la-fantasy-mais-presque (l’Aurignacien n’est pas la période la mieux documentée, du coup la reconstitution de l’auteur rend bien, parfois avec des sources, parfois sans), du suspense, des personnages sympathiques et des galettes aux myrtilles, vous avez frappé à la bonne porte.